25 septembre 2006
Bayrou : Le courage de la verité
Cette fois-ci, François Bayrou aura fait mentir les Guignols de
l'info en tenant un discours nécessaire et courageux sur la proximité
de certains grands groupes financiers, les médias dont ils disposent et
le candidat de l'UMP. La première video présente sa "sortie" au 20h de
TF1. Dans la seconde, il revient, avec le journaliste John-Paul Lepers,
sur la rencontre qui a suivi avec Patrick Le Lay, président de TF1.
Tout cela est édifiant, et je me prend à regretter qu'aucun leader
socialiste n'ait été aussi clair à propos de ce qui constitue un
véritable danger pour la Démocratie en France. J'espère que Bayrou parviendra à créer la surprise... à droite.
Quelques verités
envoyé par Nibla
BAYROU SORT SES GRIFFES
envoyé par latelelibre
Pub pour Télérama refusée ...

Cette publicité pour Télérama, citant un courrier de lecteur, et sous-titrée "Nous sommes durs, vous êtes pires" a été refusée par la régie publicitaire Publicis.
Voire l'article sur le blog de Guy Birenbaum.
21 septembre 2006
La politique, c'est çà, aussi.
Je vous invite à lire un message intitulé "Lettre à Jean-Jacques Goldman". L'auteur est une femme dont l'handicap ne lui permet pas d'assister aux concerts de son chanteur préféré : Lire le message
Personnellement, je n'aime pas le travail de Goldman, mais ce message mérite lecture et diffusion.
15 septembre 2006
Discours du senateur R.Byrd (02/03)
13 septembre 2006
Fillon et l'Agenda
On sait de François Fillon qu'il fût le bras droit de Philippe Seguin au sein de l'aile "sociale" du RPR. On sait de lui que c'est en tant que "ministre chiraquien" qu'il fit son entrée dans le gouvernement Raffarin où il diligenta la réforme des retraites. On sait aussi que son éviction du gouvernement à la suite du NON au réferendum lui est restée en travers de la gorge. En mai 2005, il est "passé à l'ennemi", devenant le principal conseiller de Sarkozy, le plus sévère à l'égard de Chirac et le plus premier-ministrable en cas de (pitié, non) victoire du ministre de l'Intérieur en 2007.

Or, tandis que son "petit maître à penser" (je cite le poète Doc Gyneco) se pavane à la maison blanche, roucoulant d'une voix frêle son amour et son admiration à l'administration Bush, voici que le premier lieutenant déclare : En 2007, tout gouvernement devra entreprendre la réforme des régimes spéciaux. Une phrase qui, en tant que telle, n'a strictement rien de surprenant si on connaît ne serait-ce que superficiellement l'idéologie Sarkoziste. Mais, comme décrit dans mon Post du 11/09/06, cet accès de vérité ne convient pas à l'Agenda, comme l'expliquait hier l'inénarrablement faux-cul Devedjian. L'Agenda, c'est à dire la com, la forme, c'est à dire : rien à voir avec le fond, la substance du projet "France d'après". Dans l'Agenda, à la page septembre, les "classes populaires" sont supposées mourrir d'amour devant des petits écrans leurs chantant en Fa, en Sol les merveilleux voyages de Nicolas. Mais Patrick Devedjian, cette fois-ci, ne garde pas la palme du foutage de gueule. Celle-ci se partagera sans doute entre l'hilarant "Ce n'est nullement un engagement de Nicolas
Sarkozy, ce n'est pas non plus un engagement de l'UMP, ce sont les
pistes de réflexion de François Fillon" de Valérie Pécresse, et bien sûr, le maître : "mon opinion n'est pas arrêtée [...] Je ferai des propositions au moment venu", Sarkozy.
Faut-il en rire ?
Source : Nouvelobs.com
12 septembre 2006
Le rendez-vous des politiques
Chaque jeudi, le "club des intellectuels de France Culture" recoit un politique, et soumet celui-ci à des questions qui ne permettent pas la langue de bois.
Le must des émissions politiques.
Le Rendez-vous des Politiques, à écouter sur le site de France-Culture.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rdv_politiques/index.php
11 septembre 2006
Pragmatisme de (grande) surface
En mars dernier, j'ai fait partie des 100 000 nouveaux adhérents du
Partis Socialiste. Le but de cette inscription était clair : je
n'allais pas laisser un petit groupe de militants choisir la personne
pour qui (après le désastre de 2002) j'allais OBLIGATOIREMENT voter :
En
avril 2002, dépité par la campagne catastrophique de Lionel Jospin,
mais n'imaginant pas son absence au second tour, j'avais voté écolo,
pensant que leurs idées méritaient de peser plus dans le débat... C'est
donc rongé par les remords que j'aborde les échéances de 2007. Rongé par les
remords, et par l'envie de voire gagner la gauche, après ce bug de
l'histoire : cinq années de chiraco-sarkozisme. Par ailleurs, la
perspective d'une présidence exclusivement sarkosiste, me terrorise
infiniment plus que celle d'un supposé "rad soc" gaulliste comme Chirac.
Ceci
étant dit, je me suis inscrit au PS pour "empêcher" le retour tant
annoncé d'un Jospin dont les (indéniables) compétences de chef d'état
ne suffisent pas à effacer l'extrème absence de ce charisme ABSOLUMENT
nécessaire à une victoire présidentielle. De même, une candidature
Royal, souhaitée officiellement depuis plus d'un an par Sarkozy, me
semblait "légère". Non pas, évidemment, en raison du sexe de Ségolène,
mais bien à cause de son inexpérience nationale, de son absence (pour
le moment) de vision globale. Sa candidature se construit par rapport, en fonction, comme
celle de Sarkozy.

D'abord, indubitablement, en terme d'image : Elle pratique la même peoplitique que
le ministre de l'intérieur, de Gala à Public en passant par Voici.
Cette démagogie sarkosienne, elle l'a fait sienne, elle considère -
comme lui - que c'est là
que se déroule la bataille. Ce faisant, elle ôte à la gauche toute
possibilité d'attaquer Sarkozy sur la mise en scène pathétique et
dégoulinante de sa vie privée, cette nouvelle façon d'effacer le débat
au profit des uniques "bonnes impressions". Au feuilleton couple
de légende (nous travaillons ensemble, je t'aime, tu me trompes, tu
me quittes, je suis malheureux pour mon fils, je vais me battre pour
que tu reviennes, tu reviens, nous sommes heureux), bon père/bon
président, petit homme hargneux/homme d'énergie, t'as vu mes abdos ? de Nicolas,
Ségolène répond couple de légende (tu
diriges mon parti, nous avons des
enfants ensemble, je t'aime, nous marierons-nous avant 2007 ? Me
laisseras-tu la place si je suis mieux placée dans les sondages ?)
bonne mère/bonne présidente, femme/politique douce et raisonnable (CF
Maragaret Thatcher...), t'as vu mes lolos ?
Je gage que les français sont beaucoup moins
bêtes que leurs mauvaises lectures estivales et que la crédibilité du
politique, si souvent regrettée, n'y gagnera rien.
Ensuite, le mode de fonctionnement politique :
Depuis
5 ans, le président de l'UMP, largement soutenu par de puissants
médias, organise le débat d'idée. Pour la plupart démagogiques
(fermeture de Sangatte, expulsions d'immigrés, organisation des
communautarismes, propos quasi-racistes & discours ultra
sécuritaires), ces "idées" consistent essentiellement à allumer des
feux médiatiques, faire parler de soi pendant une période de quelques
semaines, et ne sont JAMAIS suivies de résultats. Il va sans dire que
le coeur du projet Sarkozy pour une "France d'après", c'est à dire la
précarisation, les cadeaux fiscaux, l'atlantisme forcené, bref
l'ultra-libéralisme (peu populaires dans l'opinion) ne participent pas
à ce plan de campagne, au "débat d'idée". Le brave peuple doit se
laisser hypnotiser par les problèmes d'immigration et de sécurité
(toujours liés, à la bonne sauce frontiste), tandis que les classes
"aisées" peuvent se frotter les mains à la perspective de ce futur
californien qui les attend.
Depuis son entrée quasi-officielle dans
la course à l'investiture, Ségolène Royal procède de même, lançant çà
et là des "pistes de réflexions", des petites provocations (Blair, quel
homme ! les 35 heures, pas top ! les jeunes, confions-les aux
militaires ! La carte scolaire, quelle hypocrisie !) pour mener la
danse, tout en pratiquant, à chaque interview, une langue de bois
effrayante, pesant et soupesant chaque mot, ne disant rien, ou le moins
possible, pour ne pas écorner sa belle (et si virtuelle à 8 mois du
vote) côte de popularité.
Dans les deux cas, la vision d'une
France post-chiracienne est, soit masquée, soit... inexistante. Ce
pragmatisme de surface n'est qu'un bataillon de coups de com et
dissimule la seule et unique chose qui compte : prendre le pouvoir,
s'asseoir dans l'histoire, puis gérer, comme Chirac et, longtemps,
Mitterand.
Pour conclure ce premier "Post", je tiens à dire que je ne sais toujours pas pour qui je voterai lors des primaires du PS. Peut-être bien pour Ségolène Royal, peut-être pour Fabius, peut-être même pour Jospin. J'irai les écouter, les renifler. J'irai voir qui d'eux correspondra, à mes yeux, le mieux à cette France qui dit NON, de plus en plus fort, à de plus en plus de choses et qui n'assume pas (dans son ensemble) ses mauvaises lectures estivales.